BÉNÉDICTE LE LAMER

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« L’INTERPRÈTE ET L’IMAGE-RÉCIT »


Du 30 juin au 13 juillet [Pontempeyrat] – 84 heures – Date limite d’inscriptions : 15 juin
Formation proposée par Bénédicte LE LAMER . Financement AFDAS en accès individuel

Bénédicte Le LamerPRÉSENTATION DE LA FORMATION

« Où le feu ne brûlait pas, où l’eau ne noyait pas » ou « Cette nuit là, j’ai parlé au point de créer un feu »*

Public concerné : tout interprète, qu’il soit comédien, danseur, circassien.

Objectifs généraux :

  • Interroger la relation de l’interprète au silence et à l’espace
  • Développer sa capacité à percevoir, à être  un  réceptacle à sensations
  • Projeter, créer des images à partir d’une matière textuelle
  • Composer et transposer des images dans l’espace à partir de supports iconographiques

NOTE D’INTENTION DU (DÉ)FORMATEUR

L’interprète comme « matière première »

Tenter de dessiner ce que seraient les « lignes d’erre » d’un interprète, pour emprunter à Fernand Deligny et s’approcher, peut-être, de quelques fondamentaux ou points d’ancrage. Chercher à l’aveugle, comme des enfants qui ne savent pas ce qu’ils font.
Chercher à créer ses propres outils. Tenter de garder un contact toujours vivant, toujours en mouvement avec le plateau.
Entrevoir et expérimenter le hasard et lui laisser la possibilité d’agir.
L’interprète semble toujours avoir à répondre à des injonctions contraires, à des sentiments contradictoires, « L’horreur de la vie et l’extase de la vie » comme les nommait Baudelaire, et il semblerait qu’il ait toujours à s’entraîner à cette expérience aussi périlleuse que celle de marcher au-dessus du vide sur l’épaisseur d’un cheveu et tout cela, avec la plus grande des évidences et la plus grande simplicité.

*  Pascal Quignard ; Alejandra Pizarnik

PROGRAMME ET ÉTAPES DE TRAVAIL

Image-récit et chambre d’échos

« Oublier, oublier, faire silence, être un écho parfait » Paul Cézanne

Dans un premier temps, nous explorerons la relation du corps de l’interprète au silence et à l’espace. Nous chercherons à développer notre capacité à percevoir, à être ce « réceptacle à sensations », cette « plaque sensible » qu’évoquait Paul Cézanne afin de toujours nourrir l’imaginaire.
Comment se tissent chez l’interprète ses relations entre ses perceptions, sa mémoire et son imaginaire.
Nous nous attacherons également au « dire » et à la prise de parole dans l’espace. Comment entrer en conversation avec un texte et toujours garder la vitalité de l’improvisation dans la répétition, dans le refaire et le redire que réclame le travail du plateau.

Dans un deuxième temps, nous travaillerons à ce que nous pourrions appeler « la chambre d’échos » de l’interprète. A partir de supports textuels (théâtraux ou non) et photographiques, nous explorerons et développerons la relation de l’interprète à l’image.
Comment il crée « Image », comment lui-même fait « Image ». A partir de quelle mémoire ?
Nous interrogerons notre capacité à créer, projeter ou incarner des « images » sur le plateau de théâtre.
Comment l’image fait-elle récit ? Comment l’image créée par l’interprète est-elle une saisie intense, un fragment de temps devenu langage. Avec quoi l’acteur compose-t-il? Quelles transformations et métamorphoses? Quelles transpositions ?

Nous pourrons cheminer avec Pavese, Pasolini, Duras, Nan Goldin, Giacomelli, Antonioni.

Au cours de ce stage, des rencontres autour de ces questions auront lieu avec le groupe du stage  « La Matière Lumière..Perceptions » mené par Maryse Gautier.
Elles nous permettront d’entrer en conversation avec cette autre « matière » essentielle au travail scénique qu’est la lumière.

INFORMATIONS PRATIQUES
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Pour tout complément d’information lié aux tarifs et financements possibles, contactez Vanessa Rippe : v.rippe(at)hostellerie-pontempeyrat.com