A.L. Pigache

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ANNE-LAURE PIGACHE


Anne Laure Pigache joue du pharynx, le larynx, de l’épiglotte, de la langue et… de la langue.
Des mots qu’elle mâche, mastique et malaxe, elle tire une matière sonore inouïe, un langage qui étonne, inquiète et fait rire tout à la fois. Elle explore la lisière entre son et sens et s’intéresse à la dimension sonore et musicale du langage. Depuis 2012, elle mène un travail sur les typologies du parlé et leur potentiel choral et musical.

En 1998, elle aborde la scène par le travail du clown et de la voix // en 2003, premier concert de musique improvisée, depuis elle continue les collaborations avec différents instrumentistes // de 2003 à 2009, elle travaille avec différents collectifs qui créent des formes in situ pour l’espace public, notamment avec le Collectif Ici Même [Gr].
Ces différentes collaborations, lui ont permis d’explorer la présence performative dans l’espace public tout autant que la dérive comme outils d’exploration de ces espaces. Et de questionner le rapport au sonore, les notions de publics, différents dispositifs de présence, de performances ou de représentations // en 2010  elle initie la création de l’association Les Harmoniques du Néon pour y développer des projets autour de la voix, la poésie sonore, la musique improvisée, des créations radiophoniques, des performances voix.

Actuellement elle tourne un solo de poésie sonore Dyslexie triturations vocales; un duo de musique improvisée avec Vincent Copier; elle prépare Groupe de paroles une performance sur le brouhaha (avec Mathilde Monfreux, Myriam Van Imshoot, Lénaïg Le Touze, Lauriane Houbey, Myriam Pruvot et Pascal Thollet), Elle dirige Vox in explora un choeur amateur de voix parlée, bruitée, chantée.
Elle est invitée comme performeuse par la Cie Jeanne Simone pour leur prochaine création, par Alessandro Bosetti et le Neue Vocalsolisten de Stuttgart pour des performances radiophoniques, par Myriam Van Imshoot pour une pièce vocale autour des sons de la nature, par Aline Pénitot pour une création radiophonique autour des conversations téléphoniques. Enfin elle invitée par Marie Moreau pour un travail de documentaire sonore autour de l’errance.