M. Monfreux

Mathilde Monfreux

par Elizabeth Saint-Jalmes


MATHILDE MONFREUX


Mathilde Monfreux, performeur, danseuse, travailleuse de corps.

Elle développe une démarche artistique organique, instinctive, faite de glissements, zoom ou extractions entre des pièces pour le théâtre, des performances pour charcuterie , des « occupations d’espace » sur les marchés alimentaires et autres objets mouvants.

Nourrie d’un jeu d’influences heureuses avec Elizabeth Saint Jalmes plasticienne depuis 2007, elle crée le solo PROJET COCHON, les performances Esthétisme et Charcuterie avec elle, participe depuis sa création en tant que collaboratrice à Mitsi, d’E.ST. Jalmes et prépare cette année Last Lost Lust, 3éme avatar de la série TUBE.

La relation à l’organique fait obsession. Une recherche de circulation permanente entre fluides, os, fuites, trous se décline à travers plusieurs médiums : le corps en premier lieu, la voix, la relation à l’objet, la sculpture.

Des rencontres marquantes dans son parcours : une immersion à San Francisco pour faire du Contact-Improvisation, le butoh de Richard Cayre, un stage avec Mark Tompkins et Yves-Noël Genot, une semaine d’autofiction avec Michel Schweizer…

Elle a travaillé comme interprète avec Camille Boitel, Anja Hempel,  Pé Vermeesh, et comme danseuse/performeur auprès de Karim Sebbar, Didier Silhol, Armelle Devigon, Laurent Chanel, Rémi Uchéda, Robin de Courcy, le collectif Ici-Même/Grenoble, et co-crée avec Anne-Catherine Nicoladzé.

Elle commence une collaboration avec Fanny Soriano ces dernières années, sur la pièce Tube et sur Last Lost Lust où Fanny l’accompagne en regard extérieur et sur la création de Rondes de la Cie Rouge Eléa où c’est elle qui est accompagne le travail.

Dans cette recherche de corps-matière et des profondeurs organiques il y a quelque chose qui tend à troubler les identités, la question du beau et du laid, à défaire toute séduction de l’image, de l’habit, de ce qui fait code ou signe socialement, car il n’y est pas question d’appartenir à une mode, une famille, un concept, mais d’être tout bonnement futile, maléable, sans consistance stable, être un pet, être du vent.