MOROCCO 2009 MAROC 2009


MOROCCO – 2009


Can we address the excessiveness of the tragic character space? training proposed by Alexandre Del Perugia and Laurence Mayor

maroc_desertThe Hostellerie de Pontempeyrat organized in 2009, a training course with Alexandre Del Perugia Mayor Laurence near the village of M’Hamid space inordinate sandy desert of Morocco.

General idea of the course

Each playwright, by force of his writing, reinvents the theater. And if it inspires the directors, it is also in the body of the actor she is, asks questions, shaking the old ideas and create new visions. The actor’s body is his « presence. »
The course wanted to interrogate the phenomenon of the « presence » of the actor.

« The presence, » the theater is a very powerful word, a word that fell like a bombshell: there are those who have it and others. We do not speak, it is a taboo as the injustice of having a big nose or one arm. It seems to me that presence is something universal which contains treasures for the work of the actor.

Proposals for the work of this course are strained to the « realizations »

  • Realize that any space, from the time there between viewer becomes language.
  • Achieve properties dizzying space which does not differentiate the infinitely small to the infinitely large …
  • Realizing that the body of the actor is not separated from the space surrounding it. Renounce the partition that defines identity here there is the body, « this individual me where I am » and there’s space « that void in which I move. »
  • Realize that all space is the body of the actor.
  • Realize that the « presence » of the actor born in space.
  • Rid the player of a multitude of cumbersome identities reflecting with him on this sentence in Jean Genet « Giacometti’s Workshop »: Each object creates its infinite space.

These realizations have tested a text: « Antigone » by Sophocles overwhelming « retranslation » that made Hölderlin in his time.
Listening to the major questions raised by this text has been experienced in the Moroccan Sahara where trainers have offered the players an immense body: disproportionate space of the desert sand.


MAROC – 2009


« Peut on aborder la démesure du personnage tragique par l’espace ? »
Stage proposé par Alexandre Del Perugia
et Laurence Mayor

maroc_desertRegards et Mouvements organisait en 2009, un stage de formation avec Alexandre Del Perugia et Laurence Mayor près du village de M’Hamid, dans l’espace démesuré du désert de sable du Maroc.

Idée générale de ce stage

Chaque auteur dramatique, par la force de son écriture, réinvente le théâtre. Et si elle inspire les metteurs en scène, c’est aussi dans le corps de l’acteur qu’elle agit, pose ses questions, secoue les vieilles conceptions et crée des visions nouvelles. Ce corps de l’acteur c’est sa « présence ».
Le stage a souhaité interroger le phénomène de la « présence » de l’acteur.

« La présence »,  au théâtre, est un mot tout puissant, un mot qui tombe comme un couperet : il y a ceux qui en ont et les autres. On n’en parle pas, c’est un sujet tabou comme l’injustice d’avoir un gros nez ou un bras en moins.  Il me semble pourtant que la présence est quelque chose d’universel qui renferme des trésors pour le travail de l’acteur.

Les propositions de travail de ce stage se sont tendues vers des « prises de conscience » :

  • Réaliser que tout espace, à partir du moment où y entre un spectateur, devient langage.
  • Réaliser les propriétés vertigineuses de l’espace qui  ne différencie pas l’infiniment petit de l’infiniment grand…
  • Réaliser que le corps de l’acteur n’est pas séparé de l’espace qui l’entoure. Renoncer à la cloison identitaire qui délimite qu’ici il y a le corps : « moi cet individu où je suis » et là-bas l’espace « ce vide où j’évolue ».
  • Réaliser que tout l’espace est  le corps de l’acteur.
  • Réaliser que la « présence » de l’acteur naît de l’espace.
  • Débarrasser l’acteur d’une multitude d’identités encombrantes en réfléchissant avec lui sur cette phrase de Jean Genêt dans  «  L’Atelier de Giacometti »  : Chaque objet crée son espace infini . 

Ces prises de conscience se sont mises à l’épreuve d’un texte : « Antigone » de Sophocle dans la bouleversante « retraduction »  qu’en a faite Hölderlin en son temps.
L’écoute des grandes questions posées par ce texte a pu être expérimentée dans le Sahara marocain où les formateurs ont proposé aux acteurs un corps immense : l’espace démesuré du désert de sable.